CPI the Lebanese Center for public information
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31/12/2009
Information et gouvernance participative
Résumé
• Le problème de la gouvernance au Liban est très complexe car il comprend diverses composantes économiques, financières, politiques, et confessionnelles, sans oublier les multiples interférences régionales et internationales.
• Cependant, pour un observateur averti, il ne fait aucun doute que la source majeure de nos déboires réside en la mauvaise gestion des ressources du pays.
• Cette mauvaise gestion est due au fait que, des les premières années qui suivirent l’indépendance, nos dirigeants ont constamment mise sur un système de contrôle et de gouvernance interne qui s’est révélé inefficace. Les mécanismes instaures pour effectuer ce contrôle (Cour des comptes, inspection centrale, etc.) n’ont pas ou peu fonctionne.
• De nos jours, dans nombre de pays, il apparait de plus en plus évident que, pour avoir des chances de réussir, toute tentative de reforme nationale doit inclure une participation active du peuple au contrôle. Ce phénomène est aussi appelé gouvernance externe, ou gouvernance participative.
• Mais afin de pouvoir contrôler il faut être, au préalable, adéquatement informe
• Au Liban, le peuple est très mal informe.
• Quelles sont ces informations ?
• Comment peut-t-on les faire parvenir au peuple ?
• Comment encourager et porter ce peuple a participer au contrôle ?
• Telles sont les questions auxquelles notre ONG, CPI, le Centre Libanais pour l’information publique tache de répondre, depuis sa formation en Septembre 2006. Nous détaillons ci-dessous les conclusions auxquelles nos études nous ont amenés.
Developement
A un observateur non averti, le « problème » du Liban apparait, au premier abord, extrêmement complexe si l’on en considère d’emblée et en bloc tous les aspects sociaux, économiques, politiques et confessionnels, sans omettre les interférences régionales et internationales a l’égard d’un pays qui se situe dans une des régions les plus instables du globe.
Dans le passe, nos gouvernants ont entrepris un grand nombre de tentatives de reforme qui ont souvent fait long feu. La Reforme administrative n’a pas fourni les résultats escomptes. Le dialogue national s’éternise depuis plus de deux ans. Le gouvernement dit d’ « union nationale » risque de s’auto détruire ou de favoriser le statu quo, et les programmes d’aide internationale tels que Stockholm II et Paris III n’ont eu qu’un succès limite.
Il semblerait que tous ceux qui veulent du bien au Liban aient ignore une vérité fondamentale : tout problème qui concerne le peuple libanais ne peut-être résolu qu’à travers ce peuple.
Malheureusement, depuis l’indépendance en 1945, le Libanais moyen a été systematiquement ignore. Nul des dirigeants qui se sont succédés au pouvoir durant cette période n’a tente d’informer les citoyens du véritable problème qui afflige leur pays et leur demander de participer activement a sa solution. Cette participation du peuple est indispensable si l’on veut aboutir à des résultats concrets et valables.
Mais quel est donc ce problème et quelle en est la solution, demanderiez-vous ?
A notre avis, nos malheurs au Liban découlent fondamentalement d’une mauvaise gestion des ressources du pays. Ces ressources qui auraient du servir à promouvoir le bien être des habitants, ainsi que le développement de l’économie et de l’infrastructure nationales ont été systématiquement dilapidées au cours des soixante dernières années.
A l’heure actuelle notre seul espoir demeure en une reforme des esprits et des mentalités qui doit précéder celle des institutions.
Afin de lutter efficacement contre la corruption et le laisser aller qui caractérisent l’Administration Publique au Liban il faudrait, a notre avis, informer les citoyens adéquatement et les encourager à demander des comptes aux responsables, du plus petit au plus grand.
Au lieu de parier uniquement sur des organismes tels que la Cour des Comptes ou l’Inspection Centrale, nos dirigeants seraient bien inspires de recruter quatre millions et demi de contrôleurs auxquels on demanderait de participer a une gouvernance externe, ou gouvernance participative afin de s’assurer que le travail de l’Etat est bien fait.
Mais, afin de contrôler efficacement, ce citoyen devrait être au préalable bien « informe ».
Les informations essentielles que tout citoyen serait en droit d’exiger afin de pouvoir exercer un contrôle efficace sont les suivantes :
1. En quoi consistent les revenus de l’Etat ?
2. Comment sont-ils récoltés, et selon quels critères?
3. A quel usage l’Etat consacre-t-il ces revenus? Dans quelles mesures ces dépenses sont-elles justifiées ?
4. Comment les gouvernements qui sont appelés à se succéder durant les cinq prochaines années envisagent-ils d’opérer pour le bien-être du peuple, et selon quel « Plan National » ?
A notre avis ces quatre questions sont indissociables l’une de l’autre et devraient être abordées de front et simultanément. En effet il ne servirait pas à grand-chose d’identifier l’envergure des défaillances passées de l’Etat si l’on n’utilisait pas ces informations pour établir un programme d’action correcteur détaillé pour le futur.
Notre NGO, le Centre Libanais pour l’information publique, s’est penche, depuis sa fondation en Septembre 2006, sur ce projet de collaboration active entre la société civile et l’Etat. Nous sommes convaincus qu’elle est non seulement possible mais indispensable pour la réussite d’un tel projet. Nous sommes disposes à en communiquer toutes les données ainsi qu’une feuille de route et un budget prévisionnel à toute personne ou organisation qui serait intéressée à se joindre à nous pour y prendre part.
En ce début d’année 2010 notre seul souhait est que le plus grand nombre possible de citoyens de bonne volonté s’accordent pour participer activement à la reconstruction de la « Maison Libanaise ».
George Sabat (fondateur et directeur)
CPI Le Centre Libanais pour l’information publique
Sunday, January 3, 2010
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