Sunday, January 10, 2010

Slide 1



Correction financière ou changements de structure économique? Enjeux et marges du choix dans la perspective de la Conférence de Beyrouth
Remarques de l'auteur sur le texte de la presentation du Docteur Charbel Nahas en Mars 2006, presentement Ministre des Telecoms

Slide 2

D’où vient le discours sur les « réformes économiques » ?



Filiation générale : les réformes sont attachées à la sortie des modèles d’économie planifiée. Or le Liban présente un cas extrême de libéralisme économique, c’était déjà le cas à l’époque où la mode allait dans le sens inverse (régime de change, des capitaux, etc.).


L’appel à une « Conférence de Beyrouth » a été lancé dès le début de 2004, suite à l’essoufflement de l’expérience de « Paris 2 » et par opposition à son approche « de l’extérieur »


Plus actuellement, le Liban vit une période charnière mais entre quoi et quoi ? qu’est-ce qui s’achève : la réponse n’est malheureusement pas claire en politique, le serait-elle en économie?


De manière plus neutre et plus objective, le terme de réforme est utilisé pour qualifier positivement tout changement de politique. Malheureusement, la politique qui doit être changée n’est pas encore identifiée





Malheureusement, trois and plus tard, cette constatation est toujours valable. Docteur Charbel Nahas, maintenant qu’il a ete nomme ministre, pourra-t-il pousser le reste du cabinet a “changer de politique”. Telle est la question qui se pose.





Slide 3

Quels sont les motifs d’un changement dans la politique économique  :



S’agit-il de faire face à une nécessité impérieuse et un besoin urgent comme lors de Paris 2 ? Les marchés financiers accusent une santé insolente.


S’agit-il de capturer un momentum particulier pour réaliser des actions volontaires attendues et programmées ? mais quelles sont-elles ? qui en sont les protagonistes ? et où étaient-ils jusque là ?


S’agit-il de refléter des modifications dans les alliances politiques ? mais quels groupes politiques disposent de programmes économiques, même minimaux, qui sortent du consensus flou que nous connaissons tous ? et quelle alliance politique peut prétendre détenir un projet de gouvernement ?


S’agit-il d’adaptations à des changements dans l’environnement ou à des pressions extérieures ? bien au contraire, la flambée du pétrole et l’appui international sont présentés comme une aubaine....




Oui, il s’agirait de capturer un “momentum” particulier. Celui d’un reveil de la conscience internationale au sujet du role que devrait jouer le citoyen dans la gouvernance de son pays. A ce sujet je voudrais citer une phrase d’un des plus fameux juges supremes des Etats- Unis, Louis Brandeis: “In a democracy the most important office is the office of citizen”. J’ai lu cette reference a la page 135 du livre de Barack Obama : “The audacity of hope”.

Il est temps que cette definition de la democratie soit enfin reconnue et adoptee dans notre pays qui se vante d’etre le plus “democratique” dans la region. Quand aux “actions volontaires attendues et programmees”, je voudrais referer le lecteur de ces notes a tous les blogs que notre organization, CPI le Centre Libanais pour l’information publique a publies depuis 2006 (http://www.cpi-lebanon.org).





Slide 4



 S’agit-il de changement ou d’un sursis nouveau pour le système en place ? Changement signifie amendement ou sortie d’un système.


Dans toute perspective de changement, il y a nécessairement alternative, avec des gains et des pertes, des gagnants et des perdants, passage d’un compromis et d’une règle à d’autres ? Dans la recherche de sursis, il n’y a pas besoin d’expliciter les alternatives, ce serait même dangereux.


L’histoire économique récente du Liban a toujours été présentée et le plus souvent vécue comme une suite d’orientations sans alternative, quoique ces orientations soient souvent contradictoires : reconstruction, relance, austérité, réformes... à chaque fois, par contre, il est question de blocages mais ces blocages ne seraient que le fait d’une mauvaise foi sans projet : les bons et les méchants se retrouvent sagement alignés en deux rangs.


Les évolutions sont apparues non comme des changements débattus mais comme des adaptations opportunistes silencieuses à la logique du système
Tres juste. Qui sont les beneficiaires d’une telle attitude? Comment peut-on les convaincre d’abandonner leurs privileges et les mannes d’or personnelles qui decoulent de cette “logique du systeme”? Seule l’intervention d’un citoyen suffisamment eclaire et informe peut aboutir a une correction d’orientation. C’est pourquoi notre centre CPI insiste depuis 2006 a promouvoir une information du public: “Inform before you Reform!” tel est notre motto depuis cette date. Monsieur le Ministre, veuillez nous donner la possibilite de presenter notre projet d’informer le citoyen.


Slide 5
On ne peut que déplorer qu’aujourd’hui encore, les arbitrages et les choix n’aient pas été explicités. Ils n’ont pas été assumés et traduits dans les formes légales pratiques (programme ministériel ou budget 2006) et dans les délais constitutionnels impartis.





Slide 6




On reconnaît trois niveaux de propositions dans le texte :



des intentions générales (développement, filets sociaux, etc.),


des titres non développés non quantifiés et non datés (impôt sur le revenu, fonction publique, etc.)


et des actions précises et datées (la TVA, les impôts sur les intérêts, les carburants, le blocage des salaires et de l’embauche dans le secteur public et la privatisation de la téléphonie)



Ces trois propositions (intentions, titres et actions) font partie du programme de Plan National en 27 chapitres dont nous demandons instamment, depuis 2006 , l’etude et la preparation. Ces etudes et ces preparations devraient etre le fruit d’un travail collaboratif entre la societe civile et l’administration publique.Voir notre site web: www.cpi-lebanon.org



Slide 7

Mais l’approche globale est plus complexe



Si l’on ne retenait que les propositions explicites du texte, il n’y aurait nul besoin d’une conférence internationale


L’observation des versions successives et la connaissance des débats antérieurs et actuels permet de reconnaître les lignes de différence, le dit, le non dit et les traces de censure et d’auto-censure


On peut ainsi lire dans la démarche un mécanisme emboîté : en surface, une approche financière simple et en profondeur une approche politique élaborée


Nous sommes d’accord, il n’y aurait pas besoin necessairement d’une conference internationale, mais plutot d’un “appui international” pour encourager les promoteurs d’un Plan National a poursuivre leur projet, convaincre les Autorites d’y prendre part et enfin en financer le cout. Un tel projet devrait s’etendre sur un an environ et devrait inclure des dizaines d’experts en de multiples domaines et recolter l’opinion et l’appui des citoyens dans tous les domaines qui feraient partie du Plan National. Tout ceci necessite un financement que l’Etat Libanais ne serait pas forcement en etat d’assumer a l’heure actuelle, a supposer qu’il en ait le desir.





Slide 8


Les actions concrètes énoncées portent directement sur un ajustement « fiscal » classique dont la validité présuppose un diagnostic et des hypothèses précis en amont :


1- Le mal essentiel tient à la dette publique ; il est donc nécessaire de réduire le ratio dette/ PIB, cela signifie


que la dette bloque la croissance (car elle fait monter les taux du fait de l’appréciation des risques) et qu’une dette plus faible la relancerait (en faisant baisser les taux)


et que la dette procède de faits exogènes non répétitifs sans quoi elle serait elle-même conséquence de facteurs qu’il faudrait traiter en priorité
Les actions concrètes énoncées portent directement sur un ajustement « fiscal » classique dont la validité présuppose un diagnostic et des hypothèses précis en amont :



1- Le mal essentiel tient à la dette publique ; il est donc nécessaire de réduire le ratio dette/ PIB, cela signifie


que la dette bloque la croissance (car elle fait monter les taux du fait de l’appréciation des risques) et qu’une dette plus faible la relancerait (en faisant baisser les taux)


et que la dette procède de faits exogènes non répétitifs sans quoi elle serait elle-même conséquence de facteurs qu’il faudrait traiter en priorité


Quels sont ces facteurs?




Slide 9

2- Il est possible et donc suffisant de réduire le ratio dette/ PIB par la réalisation d’excédents primaires et par les privatisations, cela suppose



que, connaissant le point de départ, le point d’arrivée raisonnablement espéré induise un changement qualitatif dans le risque financier


qu’il soit économiquement possible de réaliser effectivement les performances escomptées (en termes nets, hors manipulations bilancielles et intertemporelles) au niveau et sur la durée nécessaires


que l’effet « confiance » induit par cette politique sur la croissance soit supérieur à ses effets keynésiens


et que ce soient la maximisation du montant collecté et la minimisation de son délai de collecte qui soient décisifs ce qui signifie que le système fiscal (imposition et dépenses) induit des distorsions économiques et sociales limitées et tolérables.


Il est economiquement possible a notre avis.

L’effet “confiance” est important, mais le fait de convaincre le citoyen qu’il peut devenir “partenaire a part entiere” dans le travail de reforme et de reconstruction de la “maison Libanaise” est a notre avis beaucoup plus “motivant” et “effectif”.





Slide 10
Au vu des données réelles et complètes sur l’état consolidé des finances publiques, ces deux présupposés sont éminemment discutables





Slide 11

En tant que telle, l’approche « fiscale » peut difficilement emporter la conviction :



son contenu est modeste,


son opportunité est incertaine (le risque financier est faible, les effets escomptés sont déjà réalisés et la capacité d’application est limitée, etc.).


de plus son ampleur ne justifie pas le caractère international de la formulation et de l’événement.


Oui son contenu est modeste, par le fait qu’il n ‘aborde pas les problemes de front. Par example, les “real estate registration fees” recoltes par le gouvernement ne representent que 20% du montant reel qui devrait etre impose dans un secteur (La contruction) ou dix millions de metres carres sont construits chaque annee, pour une valeur estimee de $1,500 ou $2,000 le metre carre, soit quinze ou vingt millards de dollars.

Six pour cent de ce montant serait entre 900 millions ou 1 millard deux deux cent millions. Combien l’Etat encaisse-t-il en fait?

Bien loin de ce chiffre. Nous n’avons pas aussi inclus les transactions d’enregistrement de ventes et d’achats de ces proprietes don’t les chiffres ne sont pas publies et qui sont elles aussi soumises a 6% de droits.





Slide 12
Une approche politique plus complexe vient instrumentaliser l’approche technico-financière.



Elle s’appuie sur l’exploitation et la mise en résonance d’un double mécanisme politique intérieur et extérieur :


les joueurs de l’intérieur seraient séduits par la promesse des dons extérieurs et par la préservation de l’essentiel de leurs acquis et craindraient, s’ils s’y opposaient, d’être stigmatisés et/ou de perdre leur mise ;


les joueurs extérieurs serait séduits par l’adhésion à leurs schémas de pensée et à leurs intérêts supposés et craindrait, en cas d’échec, l’occurrence d’événements politiquement néfastes à leurs intérêts.

Tres juste! Qu’allons nous faire a present Monsieur le Ministre?





Slide 13

Dans ce mécanisme, l’issue réellement espérée ne peut aller aux extrêmes et devrait se traduire par un équilibre au terme duquel



c’est la dimension politique de l’adhésion externe qui serait amplifiée (c’est l’effet conférence internationale),


l’implication financière de l’extérieur pourrait rester limitée du fait de l’amplification sur le marché domestique des capitaux de l’effet d’annonce de l’adhésion politique externe


et la dose de changement institutionnel interne serait à son tour réduite du fait du succès combiné de l’aide extérieure et de son amplification locale.


Juste encore.

Slide 14

Au bilan, derrière la forme simple du texte et du thème de la « réforme économique », se développe un mécanisme politico financier complexe dont l’objectif est d’acheter un sursis au modèle économique en place.



Juste encore.
Slide 15
Si l’économie est l’art de gérer les moyens pour atteindre des objectifs partagés ou imposés (croissance, équité, stabilité d’un régime politique, guerre, reconstruction, etc.) ; elle tourne naturellement autour des notions de coût et de choix.



Si l’objectif recherché au Liban depuis Taëf est la croissance et ce qu’elle est supposée apporter en termes de consolidation socio-politique du pays, le résultat est déplorable :


une fois le rattrapage achevé, la production a stagné malgré les investissements consentis durant la reconstruction et les ressources mobilisées


la situation des entreprises en termes de productivité, de solvabilité, voire de survie, est préoccupante


l’émigration s’est amplifiée jusqu’à dépasser les rythmes de la période de guerre,


les phénomènes de précarité, d’exclusion et d’inféodation clientéliste et partisane se répandent


la légitimité de l’Etat est remise en question.



Eh oui. Un Etat qui ne remplit pas ses obligations primordiales: bien gerer les ressources nationales et pourvoir au bien etre du citoyen se delegitimise par le fait meme.





Slide 16
On peut concevoir que l’effort ne tende pas vers la réalisation d’un objectif positif désiré



mais vers l’éloignement dans le temps d’un événement craint et que l’on appellera conventionnellement « crise »


bien qu’une crise qui s’éternise ne puisse pas vraiment prétendre à cette appellation.


Cet événement peut être la guerre civile ou l’effondrement économico financier, deux issues dont les Libanais gardent une mémoire vivace et qu’ils perçoivent, spontanément ou du fait de manipulations diverses, comme des menaces permanentes et actives.


Dans cette perspective, la question n’est plus de maximiser la production avec des moyens donnés mais de maximiser le temps du sursis, à niveau de vie donné.


Et là, le succès est exceptionnel.




Slide 17
On peut reconnaître dans les comportements la coexistence de ces deux logiques, avec une prévalence pour la seconde.



Cette prévalence a commencé à s’installer en 1997 avec le ralentissement de l’activité et l’assombrissement de l’horizon politique régional. Pourtant la tentative de correction de 1998-1999 a été durement combattue et le diagnostic qui menait à sa nécessité a été violemment récusé, M. Azour qui a activement participé, à nos côtés, à cette tentative, n’a l’a certainement pas oublié. Et jusqu’en 2001, lors de la visite de M. Wolfenson, M Hariri récusait l’idée même d’une crise possible ou probable liée à la dette et au déficit publics. C’est la « crise larvée et non reconnue » de 2001-2002, crise à la fois financière et politique d’ailleurs, qui a définitivement fait pencher la balance.


Depuis, les Libanais se plaisent, non pas à ignorer ces menaces comme pourrait le laisser croire une lecture superficielle de leurs comportements et une appréciation peu flatteuse de leur intelligence, mais à les exagérer jusqu’à en faire des apocalypses, innommables et indescriptibles. Cette perspective les pousse à des stratégies de fuite individuelle, par l’émigration ou l’acquisition de nationalités de recours, par la prise inconsidérée de risques à certains moments ou par un conservatisme résigné et apeuré à d’autres.




Slide 18
En admettant cette double dimension, que devient l’économie et comment évaluer une politique économique particulière, qu’elle se drape ou non du qualificatif de « réforme » ?



Il n’est pas facile d’évaluer les politiques économiques dans ce contexte :


comment intégrer les deux faces, positive et négative, de la réflexion et du comportement économiques ?


comment réconcilier les fins et les moyens ?


comment tenir compte de la différence d’horizon temporel dans l’évaluation des alternatives, une fois qu’on les aura dégagées ?




Slide 19

Toute politique économique a nécessairement une influence sur trois grandeurs :



le délai de report de la « crise », ou la réduction, à court terme, de sa probabilité


l’atténuation ou l’amplification du coût de la « crise » ou de la « sortie du système » sur l’économie et sur la société


et le gain réalisé ou perdu en termes de production de richesses.


Nous penchons plutot sur l’effet nefaste de la troisieme “grandeur”: le gain perdu en termes de production et de richesses, mais aussi et surtout sur le “moral” du citoyen, le desenchantement la perte de sens civique et l’absence d’objectifs et de plans nationaux a realiser auxquels les citoyens seraient appeles a predre part.





Slide 20

Il est très difficile de gagner sur les trois registres, les politiques possibles doivent sacrifier ici pour gagner là. De manière synthétique, elles peuvent chercher à:



Gagner du temps pour améliorer les conditions de sortie et en aménager les voies quitte à aggraver le coût de la crise reportée pour les plus faibles et à entraver la production (cela est rendu par l’excès de liquidité et à travers la manipulation des risques, la « titrisation » et des privatisations de monopoles publics jouent dans ce sens).


Utiliser le temps pour minimiser le coût de la crise ou de la correction et accroître les capacités de production quitte à affronter le risque et les coûts de la « crise » ou du « changement ».


C’est exactement le premier phenomene qui s’est produit surtout. De nouveau la question se pose: qu’allons nous faire a present?





Slide 21
la valorisation d’une politique économique et financière donnée peut s’exprimer par l’impact qu’elle peut avoir sur la variation de ces grandeurs et non sur leur valeur de départ qu’il faut avoir le courage de reconnaître.



entre les questions de solvabilité et de liquidité, la différence est moins dans les conséquences car les problèmes d’insolvabilité ne se manifestent qu’à travers les problèmes d’illiquidité, que dans le diagnostic et dans le traitement. Que fera le FMI appelé par M Feltman ? et à quoi devront servir les fonds extérieurs ?




Slide 22

Or ces grandeurs : production, sursis et coûts ne sont pas indépendantes.



A titre d’exemple, le choix d’accumuler les passifs cachés peut favoriser la « confiance » des marchés et retarder une crise mais au prix d’en alourdir indiscutablement le coût éventuel. Il en va de même de la cession de revenus futurs à laquelle se réduit l’essentiel des opérations prévisibles de privatisation.


Le débat sur les chiffres relève de cette logique.


Cela met en valeur la notion d’arbitrages mais aussi celle de modèle, le modèle exprimant les relations entre ces trois principales grandeurs.


C’est ce que la première session de ce séminaire consacrée « aux entreprises et à la croissance » va tenter d’éclaircir.

Oui une privatisation inconsideree serait catastrophique. Voir nos blogs sur la privatisation envisagee du secteur “Mobile”.

Nous lirons et commenterons subsequemment les differentes interventions





Slide 23


Les différences de lecture des politiques économiques concernent les faits économiques mais aussi les représentations, les espérances et les craintes, il y a de plus les différences de valeurs.



Ces valeurs ainsi que les espérances et les craintes collectives sont des faits sociaux fondamentaux.


L’importance relative qu’une société accorde à l’avenir proche comparativement à celle qu’elle accorde à l’avenir plus lointain implique des choix et des comportements différents.


Comment la politique économique répond elle à ces besoins sociétaux ?


Ce sera l’objet de la deuxième session de ce séminaire, consacrée au « processus de transition sociale » si tant est qu’il y ait volonté de sortie du modèle en place, avec ses blocages et ses dangers.


Car sa pérennité n’a pas manqué de créer des inerties et d’accumuler des rigidités dont le dépassement ne se fera pas sans peine, à moins de consacrer des moyens considérables à accompagner la transition pour en réduire les coûts économiques et humains.



Je m’imagine que cette remarque se refere aux “budgets annuels” de l’Etat (avenir proche) et au Plan National (possiblement quinquenal).

Les deux devraient etre d’ailleurs sur la meme longueur d’onde, le Budget de l’Etat etant suppose refleter les grandes lignes du Plan Quinquenal.





Slide 24
La réponse aux attentes collectives est essentiellement le fait de l’Etat.



On observe au Liban :


une dualité marquée entre les solutions privées et les solutions publiques,


une imbrication malsaine entre les sphères des intérêts privés et publics


ainsi que l’importance inquiétante des structures subétatiques diverses, partisanes communautaires ou autres qui constituent des mécanismes de défense et de substitution aux fonctions essentielles de l’Etat.


Face à cette situation :


quelle forme d’Etat est impliquée par telle ou telle politique économique ?


la politique économique tend-elle à combler le déficit d’Etat ou au contraire à maintenir l’Etat dans des attributions subsidiaires ?


La troisième session du séminaire sera consacrée au sujet de « l’Etat et des services publics ».


Il est grand temps de laisser le citoyen s’exprimer librement et donner son opinion.

Mais pour cela il faudrait commencer par l’informer correctement a travers un “langage” a la hauteur de son entendement, en evitant autant que possible le “jargon economique” qu’il lui est difficiele d’assimiler et de comprendre.

Ce citoyen (quatre million et demi eventuellement) est le seul capable de faire face aux “interets prives et publics” et aux structures “subetatiques”. Si on reussit a l’embrigader et a l’enroler, le citoyen est le seul a meme de faire face a toutes ces pressions conjuguees. Qu’attendons-nous pour l’inviter a participer a cette noble tache?????

Slide 25
Les questions posées sont graves, et d’autant plus graves que les développements survenus depuis un an nous portent à croire que la capacité du Liban à tirer profit des développements positifs externes survenus récemment n’est guère supérieure à sa capacité de résister aux développements négatifs. survenus dans le passé ou susceptibles de se produire à l’avenir.



Il s’agit du dépérissement d’un Etat et, pendant qu’on réussit à retarder, phase après phase, une crise dont personne ne semble avoir le courage d’en reconnaître la teneur, du dépérissement d’une société et d’une expérience historique riche.


La résilience incroyable à la guerre puis à la dette porte à reconnaître l’extrême stabilité d’un équilibre à un bas niveau. Faut-il chercher à le perpétuer et utiliser pour cela le capital politique limité dont disposent les différentes forces politiques libanaises ainsi que l’aide extérieure que les « amis du Liban » pourraient lui allouer, encore une fois ?








Ces fameux “amis du Liban” quand est ce qu’ils se decideront a faire preuve d’une reelle amitie??????

Sunday, January 3, 2010

Information et gouvernance sont indissociables

CPI the Lebanese Center for public information
P. O. Box 207/70
Antelias, Metn
Tel. 04 716082 – 03 461450
Web site : http://www.cpi-lebanon.org
Email: George@cpi-lebanon.org

31/12/2009

Information et gouvernance participative

Résumé


• Le problème de la gouvernance au Liban est très complexe car il comprend diverses composantes économiques, financières, politiques, et confessionnelles, sans oublier les multiples interférences régionales et internationales.
• Cependant, pour un observateur averti, il ne fait aucun doute que la source majeure de nos déboires réside en la mauvaise gestion des ressources du pays.
• Cette mauvaise gestion est due au fait que, des les premières années qui suivirent l’indépendance, nos dirigeants ont constamment mise sur un système de contrôle et de gouvernance interne qui s’est révélé inefficace. Les mécanismes instaures pour effectuer ce contrôle (Cour des comptes, inspection centrale, etc.) n’ont pas ou peu fonctionne.
• De nos jours, dans nombre de pays, il apparait de plus en plus évident que, pour avoir des chances de réussir, toute tentative de reforme nationale doit inclure une participation active du peuple au contrôle. Ce phénomène est aussi appelé gouvernance externe, ou gouvernance participative.
• Mais afin de pouvoir contrôler il faut être, au préalable, adéquatement informe
• Au Liban, le peuple est très mal informe.
• Quelles sont ces informations ?
• Comment peut-t-on les faire parvenir au peuple ?
• Comment encourager et porter ce peuple a participer au contrôle ?
• Telles sont les questions auxquelles notre ONG, CPI, le Centre Libanais pour l’information publique tache de répondre, depuis sa formation en Septembre 2006. Nous détaillons ci-dessous les conclusions auxquelles nos études nous ont amenés.

Developement

A un observateur non averti, le « problème » du Liban apparait, au premier abord, extrêmement complexe si l’on en considère d’emblée et en bloc tous les aspects sociaux, économiques, politiques et confessionnels, sans omettre les interférences régionales et internationales a l’égard d’un pays qui se situe dans une des régions les plus instables du globe.

Dans le passe, nos gouvernants ont entrepris un grand nombre de tentatives de reforme qui ont souvent fait long feu. La Reforme administrative n’a pas fourni les résultats escomptes. Le dialogue national s’éternise depuis plus de deux ans. Le gouvernement dit d’ « union nationale » risque de s’auto détruire ou de favoriser le statu quo, et les programmes d’aide internationale tels que Stockholm II et Paris III n’ont eu qu’un succès limite.

Il semblerait que tous ceux qui veulent du bien au Liban aient ignore une vérité fondamentale : tout problème qui concerne le peuple libanais ne peut-être résolu qu’à travers ce peuple.

Malheureusement, depuis l’indépendance en 1945, le Libanais moyen a été systematiquement ignore. Nul des dirigeants qui se sont succédés au pouvoir durant cette période n’a tente d’informer les citoyens du véritable problème qui afflige leur pays et leur demander de participer activement a sa solution. Cette participation du peuple est indispensable si l’on veut aboutir à des résultats concrets et valables.

Mais quel est donc ce problème et quelle en est la solution, demanderiez-vous ?

A notre avis, nos malheurs au Liban découlent fondamentalement d’une mauvaise gestion des ressources du pays. Ces ressources qui auraient du servir à promouvoir le bien être des habitants, ainsi que le développement de l’économie et de l’infrastructure nationales ont été systématiquement dilapidées au cours des soixante dernières années.

A l’heure actuelle notre seul espoir demeure en une reforme des esprits et des mentalités qui doit précéder celle des institutions.

Afin de lutter efficacement contre la corruption et le laisser aller qui caractérisent l’Administration Publique au Liban il faudrait, a notre avis, informer les citoyens adéquatement et les encourager à demander des comptes aux responsables, du plus petit au plus grand.

Au lieu de parier uniquement sur des organismes tels que la Cour des Comptes ou l’Inspection Centrale, nos dirigeants seraient bien inspires de recruter quatre millions et demi de contrôleurs auxquels on demanderait de participer a une gouvernance externe, ou gouvernance participative afin de s’assurer que le travail de l’Etat est bien fait.

Mais, afin de contrôler efficacement, ce citoyen devrait être au préalable bien « informe ».

Les informations essentielles que tout citoyen serait en droit d’exiger afin de pouvoir exercer un contrôle efficace sont les suivantes :
1. En quoi consistent les revenus de l’Etat ?
2. Comment sont-ils récoltés, et selon quels critères?
3. A quel usage l’Etat consacre-t-il ces revenus? Dans quelles mesures ces dépenses sont-elles justifiées ?
4. Comment les gouvernements qui sont appelés à se succéder durant les cinq prochaines années envisagent-ils d’opérer pour le bien-être du peuple, et selon quel « Plan National » ?

A notre avis ces quatre questions sont indissociables l’une de l’autre et devraient être abordées de front et simultanément. En effet il ne servirait pas à grand-chose d’identifier l’envergure des défaillances passées de l’Etat si l’on n’utilisait pas ces informations pour établir un programme d’action correcteur détaillé pour le futur.

Notre NGO, le Centre Libanais pour l’information publique, s’est penche, depuis sa fondation en Septembre 2006, sur ce projet de collaboration active entre la société civile et l’Etat. Nous sommes convaincus qu’elle est non seulement possible mais indispensable pour la réussite d’un tel projet. Nous sommes disposes à en communiquer toutes les données ainsi qu’une feuille de route et un budget prévisionnel à toute personne ou organisation qui serait intéressée à se joindre à nous pour y prendre part.

En ce début d’année 2010 notre seul souhait est que le plus grand nombre possible de citoyens de bonne volonté s’accordent pour participer activement à la reconstruction de la « Maison Libanaise ».

George Sabat (fondateur et directeur)
CPI Le Centre Libanais pour l’information publique

Tuesday, December 15, 2009

Call on the Lebanese citizens to participate in their country's development

12/14/2009

American Chamber of Commerce
Better Lebanese Business Group

I wish to thank you for acknowledging my message.

May I point out that the suggestions that I presented came as the result of five years of study of the Lebanese National Budget and its sixty-six budget heads[1]. Our goal, initially, was to objectively assess the Budget’s impact on the country’s economy and its capacity to improve the lot of the citizens. We subsequently discovered that involving the citizens in the affairs of their “Dawle” would contribute to bring about improved mutual relations and understanding.

It is not without reason that the authors of the paper on “participatory development and good governance” have asserted that “involving the citizens is needed both as a tool and a goal of society’s development”.

We strongly believe in the importance of directly associating the citizens in the governance process, starting with the preparation of the National Plan, supporting its adoption by Parliament, calling for its implementation by the government, and monitoring the quality and the extent of that implementation.

The day these goals are reached will be the day when Lebanon will become a truly democratic country and a model to its regional neighbors. It will also be the day when sectarian considerations and foreign interferences will lose their impact on the citizens who will thus discover higher common motives and objectives. At such a time we may consider abolishing confessional politics because we shall be sufficiently grown up to enable us do away with it.

I hope that Wednesday’s conference will pave the road for an ambitious program of “participatory development” simultaneously and jointly undertaken by private enterprise and the Public Administration.

Sincerely,
George Sabat (founder and director)
CPI The Lebanese Center for Public Information

[1] See http://www. balancedbudget.blogspot.com/ and http://www. cpibloglist.blogspot.com/

Participatory development an essential condition of its success

Cc: "'George Corm Dr'" , baroud@hbdt-lay.com, "'Ghassan Moukheiber'" , "'Elias Saba'" , "'Adel Cortas'" , "'Elie El Kai'" , "'Borhan El Khatib'" , yahyahakim@gmail.com, "Fadi Saab " , "Paola Chakhtoura" paola@amcham.org.lb

Date: Sunday, December 13, 2009, 4:48 AM
Attention Mr. Fady Saab
Chairman of BLBG

Dear Mr. Saab,

On the eve of the conference on Transparency, Accountability and Development, allow me to cite and highlight below some extracts from the web site on good governance that can be reached at:http://www.gdrc.org/u-gov/doc- jica_gg.html

PARTICIPATORY DEVELOPMENT AND GOOD GOVERNANCE

· The objective of economic and social development in developing countries is to set in motion a process of self-reliant and sustainable growth through which social justice can be achieved.
· For this to be achieved the central focus of development is not necessarily to boost production of material goods; instead, it should be to foster and enhance people’s capability to have a role in their society’s development.
· Involving the citizens is needed both as a tool and a goal of development.

Note from CPI, The Lebanese Center for Public Information:

Citizens must be adequately informed if they wish to have a role in their society’s development. That is the reason why our Center has adopted the motto: “Inform before you Reform!”

We believe that our government should concentrate on getting the citizens involved in the following way:
1. Somebody should explain to the citizens how the national budget resources are currently collected.
2. Explain how these resources are currently spent.
3. Describe to the citizens the benefits of building a Five Year National Economic, Social and Financial Plan to optimize the use of the national resources.
4. Call on the citizens to participate actively in the creation of that Plan and set up a system to make such participation possible.
5. Provide the citizens with a procedure to periodically monitor the implementation of the Plan by the Authorities.
I hope that the presenters of the practical case studies will consider including these remarks in their presentation.

George Sabat (Founder and Director)
CPI The Lebanese Center for Public Information